Held in French, our Café Scientifique is a monthly rendez-vous where you can learn more about a scientific topic in a relaxed & Francophone atmosphere!

Theme: ‘Mental Health and Wellbeing


Julie Bourgognon, from the Institute of Health & Wellbeing (University of Glasgow), will talk about her research.

Le cerveau en feu et l’oxyde nitrique.
Il est rapporté de plus en plus souvent par la presse scientifique que l’inflammation du cerveau est liée à un nombre significatif de maladies qui n’ont pourtant à priori que peu en commun, comme par exemple les maladies neurodégénératives (maladie d’Alzheimer), la dépression, l’arthrose ou la schizophrénie, et les accidents vasculaires cérébraux. On ne sait pas si l’inflammation du cerveau est un élément déclencheur de la maladie, et/ou aggravateur en « nourrissant » la maladie ainsi rendant la guérison plus difficile voire impossible.
L’oxyde nitrique (ou monoxyde d’azote) est un régulateur biologique extrêmement important pour les cellules mais il est produit en excès pendant un processus inflammatoire. Il est ainsi à l’origine d’un stress oxydatif qui va favoriser la production de radicaux libres toxiques pour les cellules. Je décrirai certains des mécanismes cellulaires liés au stress oxydatif qui sont perturbés lors des maladies neurodégénératives.
On pourra également discuter des différentes techniques que les chercheurs utilisent pour décrypter ces maladies.

Julie Bourgognon est française, née à Grenoble et bretonne d’adoption. Elle est diplômée de l’ENSAR et de l’université de Rennes. Elle a émigré à Leicester en 2006 pour faire sa thèse sur les mécanismes moléculaires des récepteurs couplés aux protéines G liés à l’anxiété et aux stress post-traumatiques.
Après un petit détour dans un labo spécialisé sur le tinnitus dans lequel elle a mis au point un test de comportement pour évaluer les caractéristiques auditives du rat, elle a rejoint un groupe qui étudie les
récepteurs couplés aux protéines G cette fois dans le contexte de la neurodégénérescence. Elle a utilisé des souris atteintes de la maladie à prion pour déchiffrer certains des mécanismes
moléculaires modifiés lors de cette maladie, en particulier ceux liés aux récepteurs muscariniques et à la mémoire d’une part puis à l’oxyde nitrique et l’inflammation d’autre part. Elle a déménagé à Glasgow il y a un peu plus d’un an et elle est en train de collecter des données préliminaires pour pouvoir faire une demande de financement afin d’étudier le lien entre l’inflammation du cerveau et les maladies du cerveau.


Tuesday 25th February, 6.30-8.30pm

Free event. Donations welcome.

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The next Café scientifique will take place on 28th April.